Paris, la ville lumière telle que nous la vivons. Des rencontres, des événements, du quotidien...
Les vidéos du vidcast (podcast vidéo) de memoire-vive.org sont envoyées directement à partir d'un téléphone portable.
Abonnez-vous au vidmobcast : flux rss lien direct pour s'abonner via iTunes
À la suite du débat “La France joue-t-elle dans la cour des grands”, tenue à l’Université d’été du MEDEF 2008 (tag : #medefue08), nous avons rencontré Alain Juppé. Nous avons évoqué avec lui la candidature de Bordeaux comme capitale européenne de la culture en 2013 et sommes revenus sur les propos qu’il a tenus lors du débat. Il explique comment, de son point de vue, la France peut continuer à jouer dans la cour des grands ; évoque la nécessité de l’humanisme et celles de l’altermondialisme. Enfin, il conclut sur l’écologie et le numérique.
Rappelons qu’Alain Juppé compte parmi les toutes premières personnalités françaises à tenir un blog (ou blog note) depuis près de quatre ans, avec la complicité d’Isabelle (la femme digitale).
Cette utilisation du terme altermondialisme dans la bouche de l’ex-premier ministre peut surprendre, mais son interprétation du terme paraît plus convaincante que la vision altermondialisme radicale, qui dissimule un anticapitalisme farouche. En ce moment même en France, à l’occasion des Européennes de 2009, plusieurs tendances essaient de se réunir pour présenter une liste écologiste commune, fruit de l’alliance entre vieux frères ennemis. Cela pose la question du leadership d’une sensibilité écologiste humaniste et moins idéologique, qui tarde tant à émerger en France (et aussi dans le monde). Il y a une vraie place vacante à occuper. Alain Juppé l’a visiblement compris.
Lors de l’Université d’été du MEDEF, nous avons aussi écouté l’intéressante intervention de Loïc Le Meur — qui donne envie de s’installer dans la baie de San Francisco. Présent dans le panel de la séance plénière sur les États-Unis (USA: Still a giant…) aux côté de Christine Lagarde et Louis Gallois, Loïc, toujours à l’aide de son enthousiasme communicatif, nous expliquait comment dans la baie il est plus facile d’entreprendre, de créer et même d’échouer sans pour autant perdre de son crédit, bien au contraire.
J’ai participé à plusieurs débats sur la MEDEF TV, notamment lors de deux plateaux avec des blogueurs-experts (ici et là) et une discussion impromptue et tardive avec Xavier Bertrand. Pour le reste, il y a eu nos twittes réceptifs (Sacha et Natacha) et clichés twittés en live via nos mobiles, il y aura d’autres à venir.
Note postée également sur le blog collect “Voir en grand”
Dans un bureau de la Présidence de la République, douze représentants de l’Internet citoyen, dont deux femmes (aussi de Girl Power 3.0), se retrouvent pour la première fois à l’Élysée. Le jeune homme chargé de nous accueillir, spécialiste de l’Internet du Château, n’a pas encore vingt-cinq ans. Depuis ce bureau, il fait un travail de veilleur. C’est l’avatar du Président sur le Web. Que l’Élysée se dote d’un tel analyste est logique dans une stratégie de communication digitale.
Dans la grande cour, cette cour que nous connaissons tous depuis pour l’avoir vue maintes fois dans les médias, nous sommes derrière les journalistes, un peu comme derrière le décor, légèrement en retrait. Les membres de notre petit groupe de « visiteurs » ne s’éloignent pas trop les uns des autres. On entend dans la rue les clameurs de la foule au passage de la voiture de Barack Obama, aussi bien des touristes américains que des curieux. La limousine noire le dépose face à Sarkozy qui l’attend sur le perron.
Par moments, on pourrait croire que c’est le Président des États-Unis en exercice qui est accueilli. Dès que les deux hommes entrent dans le Palais, les journalistes se ruent vers le lieu de la conférence, avec une précipitation un peu étonnante. Conduits par notre guide, nous nous faufilons dans le grand salon et le jardin d’hiver, dont le toit est une belle verrière lumineuse. Les blogueurs se font leur place dans ce paysage. Chaque fauteuil correspond à une place, qui représente un poids, un pouvoir, et respecte un protocole. Les journalistes présents totalisent une audience de centaines de millions de citoyens. Dans ce cadre, il y a des usages et codes précis. La moitié de l’assistance est composée de journalistes américains qui suivent le candidat démocrate dans sa tournée à l’étranger. Les journalistes ne peuvent poser que quelques questions : trois pour les Français, trois pour les Américains. Impossible aux blogueurs d’intervenir. Nous sommes ici des observateurs silencieux, comme l’immense majorité des personnes présentes. Nous attendons environ 1h30 dans le beau salon de ce palais aux lustres si grands qu’ils pourraient ressembler à ceux d’un salon viennois, entre deux valses.
Barack Obama arrive avec Nicolas Sarkozy. Le président est visiblement content de recevoir le médiatique candidat. Il est très souriant, plaisante plusieurs fois, est très démonstratif dans son soutien et semble avoir un grand plaisir à s’adresser aux médias américains. Obama est un peu fatigué. Il observe Sarkozy avec une attention accrue, il l’écoute et l’étudie comme un bon élève. Le sénateur semble venir prendre des leçons de notre président, qui est heureux de lui prodiguer ses conseils. Il s’étonne presque de constater que notre président adopte un ton si décontracté, si français pour le regard d’un américain. Obama est un jeune candidat, face à un ainé. Il n’a pas le loisir de plaisanter. Sarkozy lui est président, mais la route d’Obama est encore bien longue et extrêmement ardue, car la campagne Démocrates contre Républicains est tout juste lancée. Il est contenu, comme s’il devait gommer toute imperfection ou aspérité, tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de prononcer un avis, tout peser et soupeser.
Il se contient et se surcontrôle, ce qui provoque chez lui une forme de raidissement. Quand il sourit, d’une dentition ultrabrite, son visage s’éclaire, son corps se libère légèrement. Mais il n’a pas encore l’assurance. Il s’adresse principalement au peuple américain, qui n’est pas très féru, on le sait, de politique internationale. Il doit donc bien doser. Il n’est pas encore un professionnel de la politique de haut niveau, qui repère chaque angle, chaque photographe d’un rapide coup d’œil et se dote d’une posture dominante. Aujourd’hui, il n’était ni grand orateur, ni grand charmeur. Il était élégant et posé. Il n’enveloppait pas la salle pour la séduire ou la convaincre. La prestation n’avait donc ici rien de très convaincant.
La pression pesant sur lui est d’autant plus forte qu’elle est double. Certes, il y a deux éléments importants : les Américains et le monde veulent vite, très vite tourner la page Bush. Et bien sûr, Obama est métis, ce qui est un événement en soi. Mais à force d’en appeler un peu trop vite à des figures historiques telles que Martin Luther King ou John Kennedy, on pourrait oublier des évidences : la nécessaire densité, l’épaisseur de la personnalité. La candidature d’Obama est séduisante dans le principe, mais il faut creuser l’image, lui donner du poids et dépasser l’engouement des journalistes qui ont vécu l’époque de Bush comme celle des renoncements et d’une lourde et absurde guerre en Irak, qui les a conduits à altérer leur légendaire liberté. Oui, Barack Obama est un phénomène ; oui, c’est un moment de changement ; oui, on aimerait un président américain qui prenne à bras le corps le problème de la crise climatique et environnementale, par exemple. En a-t-il l’étoffe ou les démocrates devront-ils attendre encore quatre ans ? En cette époque de doutes, nous manquons d’espérance, de foi en l’avenir, d’idéaux. En Europe, nous projetons tout cela et plus encore sur Barack. Sera-t-il capable de porter tout cela jusqu’au bout ? Le phénomène Bayrou, en France, nous a appris que ce n’était pas si simple. Désolée de vous décevoir, mais malgré ma bonne volonté, l’obamania ne m’a pas encore frappée…
(Merci à la Présidence de nous avoir ouvert ses portes, ainsi qu’à Philippe Labro d’avoir échangé avec nous).
Abonnez-vous au vidcast : flux rss lien direct pour s’abonner via iTunes
Filmé par Natacha QS avec un Nokia N95.
Un rapport très intéressant sur les microrevenus fruit des travaux de Club Sénat fondé par Cécile Moulard. Ici dans la vidéo Isabelle Galy et Jérôme Bouteiller.
Le thème de l’année 2008/2009 de Club Sénat devrait être le Numérique Durable.
Cette vidéo a été réalisée en live G3 via Qik, ceci explique la qualité moyenne de l’image.
Le Porte-parole du gouvernement Luc Chatel a invité une cinquantaine de blogueurs pour une première rencontre, un peu courte ! Dès notre arrivée, dans un hôtel particulier rue Babylone, nous découvrons un écran présentant le site du Porte Parole et une immense table. Le ministre restera une trentaine de minutes, la moitié sera consacrée à présenter le nouveau site Web (en développement). La glace était à peine brisée que le ministre s’envole vers un important dîner. Il faut dire que (comme le souligne Luc Mandet citant Versac), Luc Chatel a une vie bien chargée. Il a pu néanmoins, nous consacrer une minute – j’ai dû raccourcir mes questions - pour un petit podcast.
Mais cette soirée organisée par Vincent Ducrey, a été aussi l’occasion de retrouver dans le jardin de l’Hôtel Cassini, un certain nombre de blogueurs bien sympathiques, de sensibilités différentes, naviguant dans les sphères politique et entrepreneuriale. Pour la première fois, des membres du Girl Power 3 et des blogueurs néthiques étaient parmi eux. Cette réunion était bien plus féminisée que les précédentes, ça évolue.
Ces attentions des politiques à notre égard indiquent que nous avons dépassé le stade du «gadget à la mode». Bien sûr c’est de la communication. Mais pas seulement. Les politiques veulent capter l’air du temps, trouver des relais, reprendre des idées et les blogueurs s’intègrent dans l’infosphère globale (si les blogueurs ne sont pas tout à fait influents, l’Internet l’est aujourd’hui définitivement). Même s’il va de soi que nous ne sommes pas représentatifs de tous les internautes.
Les politiques nous observent et cherchent, cherchent à comprendre notre rôle possible.
Celui de ces citoyens experts (ou blogueurs), ceux qui commentent vraiment, participent à une vague de changement dans le paysage médiatique en France et ailleurs. Luc Chatel n’a pas le temps de lire les blogs, alors il propose de réunir ceux qui veulent donner leur avis sur son site, tandis qu’Éric Besson avait longuement répondu lors du dîner aux remarques et critiques émises par ses invités. Quant à Nathalie Kosciusko-Morizet, elle avait proposé une discussion d’une heure avec une cinquantaine de blogueurs et environ quatre-vingts avatars sur Second Life (Ile Verte) et Jean-Louis Borloo, une rencontre en petit comité. Chaque ministre a donc une approche différente. Ces expériences sont-elles le signe de futures invitations par François Fillon ou Nicolas Sarkozy ?
On peut regretter que les autres grands partis et élus ne cherchent pas davantage le contact avec les blogueurs républicains. L’opposition n’est apparemment pas curieuse de nous rencontrer. Un autre petit regret, il nous manque des occasions, à quelques jours de la présidence française de l’Europe, de rencontrer des blogueurs européens aussi impliqués dans le débat citoyen.
P.-S. Vraiment, ce terme de blogueurs me semble de moins en moins approprié.
(Cette note est évolutive, j’ajouterai tous les noms des personnes présentes et des infos complémentaires par la suite).
J’ai retrouvé aujourd’hui, le salon et la table où nous avons dîné avec Éric Besson le 31 mai. J’ai participé cet après-midi à un atelier féminin des Assises du numérique avec une vingtaine de femmes (et deux hommes, Patrick Robin et un membre du cabinet), atelier coordonné par Oriane Garcia et Isabelle Bordry. Tous les portails et sites féminins importants sont représentés (auféminin, elle.fr), ainsi que le réseau CyberElle avec Sévérine Smadja, Isabelle Juppé et moi-même.
Au début, j’ai cru percevoir que les entrepreneuses en présence attendaient un peu de voir ce que l’on attendait d’elles. Il semblerait qu’à travers les Assises, ce soit la première fois que des acteurs privés soient ainsi consultés sur le numérique. Cela a démarré assez vite sur l’Emploi et nous avons discuté sur plusieurs points très pragmatiques qui pourraient concerner les femmes, mais pas seulement.
La création d’un statut légal permettant de travailler de chez soi (télétravail) et des micros-revenus (pour vendre des services, des piges ou des objets / ebay et de la modération).
Favoriser le télétravail qui peut aider les femmes et réduire l’empreinte écologique.
Proposer un portail e-participatif pour donner toutes les informations nécessaires, promouvoir des «rôles modèles», sortir des schémas classiques des manuels scolaires présentant l’homme en médecin ou patron, et la femme en infirmière ou secrétaire. Cela serait un autre moyen d’essayer de changer l’image des femmes, et de sortir des clichés.
Ce portail gouvernemental pour les femmes fournirait toutes les infos publiques nécessaires (emploi, cadre juridique). Mieux aider aussi les femmes à travers les moments et périodes de leur vie : à entrer dans le monde du travail, mieux gérer leur première maternité, retrouver un travail ou suivre une nouvelle formation (après 40 ans par exemple, pour se remettre à jour).
Réfléchir également sur la façon de promouvoir les micro-crédits, les micro-révenus, et les micro-paiements.
J’ai tenté de promouvoir plus particulièrement plusieurs points comme :
Développer l’emploi et la formation au numérique avec un programme spécial dispensé à travers le réseau des espaces publics numériques (par exemple 700 espaces Cyber-base existent en France, gérés par plus de 1500 animateurs), créer un «programme féminin».
Proposer de la pédagogie sur les bonnes pratiques et la création de son identité numérique (car pour développer son activité sur le Net, il faut avoir conscience de cela). Soutenir la confiance dans les services, et pourquoi pas créer un ou plusieurs labels de confiance et d’éthique dans la continuité de la démarche néthique. Des expertes présentes ont expliqué que les femmes seraient particulièrement sensibles au sujet de la confiance qu’elles peuvent avoir en des services, marques et plateformes et aussi dans leur livreur ! (un frein au commerce électronique sera le contact avec un livreur inconnu sous traitant). Nous avons aussi discuté du problème de la gestion et du stockage des données personnelles dans le développement du marketing ciblé et du e-commerce.
Ouvrir des espaces de téléformation et de télé-enseignement à travers un campus virtuel (Second Life).
À la fin, j’ai podcasté Catherine Barba (cashstore.fr), qui est sortie enthousiaste de cette réunion, et je partage son sentiment, ce n’était pas ennuyeux. Nous avons réfléchi sur des pistes concrètes et j’ai senti que si des propositions fruits de nos expériences à toutes, étaient retenues, il y aurait potentiellement un impact positif sur le terrain pour la place des femmes et le marché du travail. Reste à savoir ce qui sera retenu et comment cela pourrait être mis en œuvre (nous ne sommes pas des politiques).
Tous les participants ont affirmé — en particulier Anne-Laure Vincent (auféminin.com) qui s’appuie sur une solide étude de son site — que le web a changé les femmes. Il leur permet d’être au contact avec des univers qu’elles n’auraient jamais découverts autrement et donc de sortir des carcans. Elles attendent que l’Internet continue de transformer leur vie.
Bref, plusieurs expert(e)s présents ont dit que l’Internet émancipe les femmes. C’est un courant de fond, une vague qui change la société.
J’ai sans doute oublié des choses, cette note sera enrichie après réception du compte rendu dans quelques jours.
Petite question (en anglais) à Bob Geldof à propos des changements apportés par l’internet et la révolution téléphone mobile notamment en afrique.
Ce mercredi matin à Paris, l’ong ONE et Bono tenait une conférence de presse accompagné de Bob Geldolf, Yannick Noah et Angélique Kidjo à l’occasion de la publication du Rapport de DATA 2008 rappelant que G8 n’a pas tenu ses promesses d’aide à l’Afrique faites au sommet de 2005. L’ONG appelle également le président Sarkozy à faire en sorte que ces engagements soient tenus.
Nous mettrons à jour ce billet avec davantage d’infos un peu plus tard.
A la Cantine, 11 juin, l’équipe du Leden de Ghislaine Azémard fête les dix ans du Master “Création et Edition Numériques” (Université Paris 8).
Dans cette séquence, on retrouve Ghislaine Azémard, professeur des universités en Sciences de l’information et de la communication, directrice de Leden et fondatrice du Prix Möbius International des Multimédias, et Hélène Desprez,; voir le catalogue en ligne 2007 / 2008.
Podcast réalisé en live 3G avec Qik, tourné avec un téléphone mobile.
Nouveau, le blog du club féminin ouvre aujourd’hui : GirlPower3.com
Ce soir, nous diffuserons une émission ce soir en direct (Live 3G ou Wi-Fi) de la 5e rencontre “Girl Power 3.0” avec Benoît Thieulin (thème de mai : Femme, Internet et pouvoir).
Suivez aussi ce lien pour nous laisser des commentaires et poser des questions en direct (Live chat).
Pour connaître le moment exact de la diffusion sur Mémoire Vive, suivez-moi nos Twitter (ici et là).
À chaque fois, on vous dit que c’était mieux que la fois précédente, et c’est vrai ! Nous étions autour de 35 / 40 participantes avec un débat collectif vivant. Notre invitée Michèle Fitoussi a écouté et est intervenue avec toutes les autres. Ce serait bien long de vous faire ici une synthèse de ces discussions. On peut vous dire que notre groupe veut s’organiser, agir et partager. Tatiana (Sacha) et moi sommes heureux de ces rencontres très constructives.